Point de départ

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Notre Analyse

Point de départ

  • Introduction

    Le BIM est un processus constructif collaboratif, en même temps qu’un vecteur de rationalisation économique. Son approche globale conduit à :

    • Projeter, concevoir, bâtir et exploiter les ouvrages avec rigueur et précision, et à l’intégrer comme un facteur d’économie réelle.
    • Changer ses méthodologies de collaborations, même si le passage est déstabilisant au départ, pour assimiler le fait que le processus est décisif pour l’avenir.
    • Intégrer ce processus de travail pour une meilleure aide à la performance, voire d’être un dynamiseur de croissance.
  • Les chiffres clés

    L’exemple venu d’en-face !

    Outre-Manche, les britanniques ont déjà entamé leur mue, puisqu’ils ont mis en place une stratégie de déploiement depuis 2011. La volonté affichée d’exporter leur savoir-faire montre leur détermination d’uniformiser le processus, selon leurs propres critères.

    Quelques chiffres, à cet égard :

    • Plus de deux milliards d’euros auraient été économisés selon les sources du gouvernement britannique, sur des grands projets de construction publics depuis 2012 ;
    • 66% des projets importants issus du Ministère chargé des projets majeurs, est livré en temps et en respect du budget initial. Et ceci, en rapport avec les chiffres précédents de 2010, avec seulement 33% !

    Pourtant en France…

    La filière du bâtiment emploie 1,5 million d’actifs et représente plus de 6 % du PIB. Elle ne peut rester à l’écart de l’évolution autour du numérique. Pourtant, 60 % des professionnels du BTP disent être réfractaires à l’idée d’utiliser, non pas l’informatique, mais la maquette numérique (selon une enquête réalisée par le cabinet McKinsey, en septembre 2014).

  • Les déclarations gouvernementales

    À quand une véritable obligation d’Etat ?

    Initialement Sylvia Pinel avait annoncé une obligation progressive du BIM à partir de début 2017 comme le prévoit la directive européenne. Depuis ces vertueuses déclarations d’intention, seulement une forte incitation au BIM est maintenant encouragée par l’Etat… sachant qu’il reste toujours difficile pour un maître d’ouvrage en France de réussir à imposer ses choix.

    Un certain d’acteurs publics (Habitat 76, Rouen Habitat, La Ville de Paris, APHP, …) commencent à stipuler dans les clauses des contrats et à exiger à ce que la maquette numérique soit utilisée sur leurs futures opérations. Cela dit, soyons clair, la maîtrise d’ouvrage, particulièrement publique, a toujours des difficultés à imposer ce type de conditions spécifiques sur les marchés.

    Nécessité fait loi !

    Il faut cependant noter que l’Etat Français reste une force motrice majeure dans la montée en puissance de la maquette numérique en France, pour autant qu’il sache faire comprendre l’importance et le potentiel pour le parc national et sa valorisation. Et l’on sait que la pression européenne, et plus sûrement encore les projets hors frontières, imposeront rapidement cette standardisation du processus BIM.

    Cependant, le BIM n’est pas l’apanage des grands travaux prestigieux. En France, 80 % du marché est constitué de contrats de moins de 15 millions d’euros. Et c’est justement sur ces travaux à coûts tendus et maîtrisés que le BIM s’avère particulièrement judicieux.

  • Les directives européennes

    Jouons collectif !

    Le 26 février 2014, la directive européenne 2014/24/UE sur la passation des marchés publics invitait à la dématérialisation des procédures et recommandait expressément l’usage du BIM lors des appels d’offres et des concours de projets publics. En clair, les 28 Etats membres de l’UE auront tous la possibilité d’encourager, de spécifier ou même de rendre obligatoire l’utilisation du BIM pour les projets de construction et de bâtiments financés par des fonds publics.

    Sans attendre, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Danemark, la Finlande et la Norvège imposent déjà cette condition aux marchés publics dans le bâtiment.

    Extrait de la directive européenne.

    Pour les marchés publics de travaux et les concours, les États membres peuvent exiger l’utilisation d’outils électroniques particuliers tels que des outils de modélisation électronique des données du bâtiment ou des outils similaires. Dans ces cas, les pouvoirs adjudicateurs offrent d’autres moyens d’accès, selon les dispositions du paragraphe 5, jusqu’à ce que ces outils soient devenus communément disponibles au sens de paragraphe 1, premier alinéa, deuxième phrase.

    Les États membres veillent à ce que toutes les communications et tous les échanges d’informations effectués en vertu de la présente directive, et notamment la soumission électronique des offres, soient réalisés par des moyens de communication électroniques, conformément aux exigences du présent article. Les outils et dispositifs utilisés pour communiquer par des moyens électroniques, ainsi que leurs caractéristiques techniques, ne sont pas discriminatoires, sont communément disponibles et compatibles avec les TIC généralement utilisées, et ne restreignent pas l’accès des opérateurs économiques à la procédure de passation de marché.

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